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Politique de confidentialité d'un site internet : contenu, modèle et exemple

Hichem AMMAR-BOUDJELAL Président de DPLIANCE
12 min de lecture Publié le
Sommaire · 12 min de lecture

En bref

La politique de confidentialité informe les visiteurs d'un site de la façon dont leurs données personnelles sont traitées. Les articles 12 à 14 du RGPD l'imposent dès qu'un site collecte des données : identité du responsable, finalités, bases légales, destinataires, transferts hors UE, durées de conservation, droits des personnes et droit de réclamation auprès de la CNIL.

  • Tout site qui collecte des données personnelles (formulaire, newsletter, compte, mesure d'audience) doit informer les personnes, selon les articles 12 à 14 du RGPD.
  • Chaque traitement a sa finalité, sa base légale et sa durée de conservation : un texte générique ne suffit pas.
  • En France, il faut aussi mentionner le droit de définir des directives sur le sort des données après le décès (article 48 de la loi Informatique et Libertés).
  • La politique de confidentialité ne remplace ni les mentions légales ni la bannière cookies : ce sont trois obligations distinctes.
  • L'intérêt légitime ne permet pas de déposer des cookies publicitaires sans accord préalable.

Un formulaire de contact, une inscription à la newsletter, un outil de mesure d’audience : presque tous les sites internet collectent des données personnelles. Dès lors, le RGPD impose d’expliquer aux visiteurs ce que vous en faites. C’est le rôle de la politique de confidentialité, parfois appelée « politique de protection des données » ou « page vie privée ».

Ce guide, à jour en septembre 2026, s’adresse aux TPE et PME, aux associations, aux e-commerçants et aux agences qui gèrent des sites pour leurs clients. Il détaille le contenu obligatoire, les traitements courants, l’emplacement de la page et les erreurs fréquentes, avec un exemple et une liste de contrôle.

Pourquoi la politique de confidentialité est obligatoire

L’obligation découle de trois articles du RGPD.

  • L’article 12 exige que l’information soit fournie « d’une façon concise, transparente, compréhensible et aisément accessible, en des termes clairs et simples ». Il fixe aussi le délai de réponse aux demandes d’exercice des droits : un mois, prolongeable de deux mois si la demande est complexe.
  • L’article 13 liste les informations à donner lorsque les données sont collectées directement auprès de la personne, ce qui est le cas d’un formulaire en ligne.
  • L’article 14 couvre les données obtenues d’une autre source (achat de fichier, données transmises par un partenaire). Il ajoute l’obligation d’indiquer les catégories de données et leur source, et impose d’informer la personne dans un délai raisonnable, au plus tard un mois après l’obtention des données.

En France, l’article 48 de la loi Informatique et Libertés renvoie à ces articles et ajoute une mention propre au droit français : la personne doit être informée de son droit de définir des directives relatives au sort de ses données après son décès, prévu à l’article 85 de la même loi.

Le RGPD ne parle pas de « politique de confidentialité » : il impose un contenu, pas un nom de page. Mais pour un site internet, regrouper cette information sur une page dédiée, accessible depuis chaque page, est la façon la plus sûre de respecter ces articles. En cas de manquement, l’article 83 du RGPD prévoit une amende pouvant atteindre 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel mondial.

Les mentions obligatoires, une par une

Voici ce que doit contenir la page, d’après les articles 13 et 14 du RGPD et la fiche de la CNIL sur l’information des personnes.

MentionCe qu’il faut écrireRéférence
Responsable du traitementRaison sociale, adresse, moyen de contactArt. 13.1.a
Délégué à la protection des donnéesSes coordonnées, si vous en avez désigné unArt. 13.1.b
FinalitésPourquoi chaque donnée est collectéeArt. 13.1.c
Bases légalesConsentement, contrat, obligation légale, intérêt légitime… (art. 6)Art. 13.1.c
Intérêts légitimesLes intérêts poursuivis, quand c’est la base retenueArt. 13.1.d
DestinatairesServices internes, sous-traitants (hébergeur, outil d’e-mailing, prestataire de paiement)Art. 13.1.e
Transferts hors UELe pays, et la garantie utilisée (décision d’adéquation, clauses contractuelles types)Art. 13.1.f
Durées de conservationUne durée, ou les critères qui la déterminent, par traitementArt. 13.2.a
Droits des personnesAccès, rectification, effacement, limitation, portabilité, oppositionArt. 13.2.b
Retrait du consentementPossible à tout moment, sans remettre en cause les traitements passésArt. 13.2.c
RéclamationLe droit de saisir la CNILArt. 13.2.d
Caractère obligatoire ou facultatifQuelles données sont indispensables, et ce qui se passe si la personne ne les fournit pasArt. 13.2.e
Décisions automatiséesL’existence d’un profilage ou d’une décision entièrement automatisée, le cas échéantArt. 13.2.f
Directives post mortemLe droit de définir des directives sur le sort des données après le décèsArt. 48 loi Informatique et Libertés

Trois points méritent une attention particulière.

Le droit d’opposition doit être présenté séparément. L’article 21 du RGPD exige qu’il soit « explicitement porté à l’attention » de la personne, au plus tard lors de la première communication, et présenté clairement, à part de toute autre information. C’est le cas notamment pour la prospection commerciale.

La portabilité ne s’applique pas à tout. L’article 20 la limite aux données fournies par la personne, traitées par des moyens automatisés et sur la base du consentement ou d’un contrat. La CNIL recommande d’indiquer quels traitements sont concernés.

Le droit de réclamation désigne l’autorité compétente. En France, il s’agit de la CNIL, auprès de laquelle toute personne peut adresser une plainte en ligne (article 77 du RGPD).

Les traitements courants d’un site internet

Une bonne politique de confidentialité se construit traitement par traitement. Le tableau ci-dessous reprend les cas les plus fréquents, avec les bases légales et les durées issues du référentiel de la CNIL sur la gestion des activités commerciales et de ses recommandations sur la mesure d’audience.

TraitementFinalitéBase légaleDurée de conservation
Formulaire de contactRépondre à la demandeIntérêt légitime, ou mesures précontractuelles pour une demande de devisLe temps de traiter la demande ; trois ans après le dernier contact si la personne devient prospect
NewsletterEnvoyer des offres et actualités par courrielConsentement (article L. 34-5 du Code des postes et des communications électroniques)Jusqu’au désabonnement, ou trois ans après le dernier contact émanant de la personne
Compte clientGérer l’espace personnel, l’historique des commandesExécution du contratJusqu’à la suppression du compte ; un compte inactif depuis deux ans devrait être supprimé
Commandes et livraisonTraiter la commande, livrer, gérer le service après-venteExécution du contratDurée de la relation contractuelle, puis archivage limité au délai de prescription
Facturation et comptabilitéRespecter les obligations comptables et fiscalesObligation légale10 ans pour les pièces comptables (article L. 123-22 du Code de commerce)
Mesure d’audience exemptéeStatistiques de fréquentation pour le seul compte de l’éditeurExemptée de consentement si les conditions de la CNIL sont rempliesTraceurs : 13 mois, sans prolongation automatique ; données collectées : 25 mois au plus
Cookies publicitairesPublicité ciblée, reciblage, mesure des conversionsConsentement (article 82 de la loi Informatique et Libertés)Durée de vie à justifier ; choix du visiteur conservé environ 6 mois (bonne pratique CNIL)

Quelques précisions sur ce tableau :

  • Pour les clients, le référentiel admet une conservation des données à des fins de prospection pendant la relation commerciale, puis trois ans à compter de sa fin (dernier achat, fin de garantie, dernier contact émanant du client).
  • Pour les prospects, le point de départ est la collecte ou le dernier contact émanant du prospect. La CNIL précise que la simple ouverture d’un courriel ne compte pas.
  • Le cryptogramme de la carte bancaire doit être supprimé dès que le paiement est finalisé.
  • Ces durées sont des repères. Le référentiel n’est pas contraignant : vous pouvez retenir une autre durée si vous êtes en mesure de la justifier.

Comment rédiger une politique de confidentialité

Rédiger la page revient surtout à faire l’inventaire de ce que fait le site. La méthode la plus efficace tient en cinq étapes.

  1. Recensez les points de collecte. Formulaires, création de compte, tunnel de commande, chat, prise de rendez-vous, commentaires, sans oublier les outils tiers : mesure d’audience, vidéos intégrées, pixels publicitaires.
  2. Associez à chacun une finalité et une base légale. Une même donnée, comme l’adresse électronique, peut servir à plusieurs finalités (livraison, facture, newsletter) avec des bases différentes.
  3. Listez vos sous-traitants. Hébergeur, outil d’e-mailing, CRM, prestataire de paiement, transporteur. Vérifiez pour chacun le lieu de traitement des données et, en cas de transfert hors de l’Union européenne, la garantie applicable.
  4. Fixez les durées de conservation. Reprenez les repères de la CNIL, puis vérifiez qu’ils sont réellement appliqués dans vos outils (purge automatique, suppression des comptes inactifs).
  5. Écrivez pour le visiteur. Phrases courtes, pas de jargon, un tableau par traitement si le site en compte plusieurs. La CNIL recommande une approche en plusieurs niveaux : l’essentiel d’abord (identité du responsable, finalités, droits), le détail ensuite.

Si vous partez de zéro, notre générateur de politique de confidentialité pose les bonnes questions dans cet ordre et produit un texte structuré selon les articles 13 et 14.

Où afficher la politique de confidentialité

L’information doit être accessible au moment où la donnée est collectée, et pas seulement quelque part sur le site. En pratique, trois emplacements se complètent.

  • Un lien en pied de page, présent sur toutes les pages, vers la page complète. C’est l’emplacement que les visiteurs et la CNIL cherchent en premier.
  • Une mention courte sous chaque formulaire. La CNIL recommande, au minimum, des « mentions CNIL » en bas du formulaire de contact. Elles rappellent le responsable, la finalité, la base légale, la durée de conservation et la façon d’exercer ses droits, avec un lien vers la page complète. La CNIL publie des modèles de mentions d’information à adapter.
  • Un lien dans la bannière cookies, vers la politique de cookies ou la section qui en tient lieu.

Pour une newsletter, la case d’inscription doit rester distincte des autres cases et ne pas être pré-cochée : le consentement se recueille par un acte positif.

Politique de confidentialité, politique de cookies et mentions légales

Ces trois documents sont souvent confondus. Ils répondent pourtant à trois obligations différentes.

DocumentCe qu’il contientTexte applicable
Mentions légalesIdentité de l’éditeur, directeur de la publication, hébergeurLoi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN)
Politique de confidentialitéTraitements de données personnelles, bases légales, durées, droitsRGPD, articles 12 à 14 ; loi Informatique et Libertés
Politique de cookiesTraceurs déposés, finalités, émetteurs, durée de vie, moyen de retirer son consentementArticle 82 de la loi Informatique et Libertés ; recommandations de la CNIL

La politique de cookies peut être une section de la politique de confidentialité. Une page à part reste plus facile à tenir à jour, car la liste des traceurs change à chaque nouvel outil installé. Vous pouvez la préparer avec notre générateur de politique de cookies. Pour les mentions légales, voir notre guide sur les mentions légales d’un site internet.

Aucune de ces pages ne remplace la bannière : le consentement aux cookies non essentiels doit être recueilli avant leur dépôt. Le fonctionnement complet est détaillé dans notre article sur la gestion du consentement RGPD.

Les erreurs les plus fréquentes

Copier un modèle sans l’adapter. Un texte récupéré sur un autre site mentionne des traitements que vous ne faites pas et en oublie d’autres. La CNIL présente d’ailleurs ses propres modèles comme des illustrations à compléter, non comme des mentions valables dans toutes les situations. Un modèle ou un générateur gratuit donne une structure fiable ; le contenu doit décrire votre site.

Se tromper de base légale. Invoquer le consentement pour traiter une commande est une erreur : la base est l’exécution du contrat. À l’inverse, invoquer l’intérêt légitime pour une newsletter adressée à des particuliers qui ne sont pas clients ne tient pas, car l’article L. 34-5 du Code des postes et des communications électroniques exige leur consentement.

Invoquer l’intérêt légitime pour les cookies. La CNIL est explicite : même lorsque le traitement des données issues des traceurs repose sur l’intérêt légitime, le dépôt des traceurs non essentiels reste soumis à l’accord préalable du visiteur (questions-réponses de la CNIL sur les cookies).

Écrire « aussi longtemps que nécessaire ». Une durée de conservation se chiffre, ou se définit par un critère précis (« trois ans après le dernier contact »). Une formule vague ne répond pas à l’article 13.2.a.

Oublier les directives post mortem. Cette mention, propre au droit français, manque dans la plupart des modèles traduits de l’anglais.

Ne jamais mettre la page à jour. Chaque nouvel outil (chat, prise de rendez-vous, pixel publicitaire) doit y être ajouté. Indiquez la date de dernière mise à jour en haut de la page.

Exemple de politique de confidentialité : un extrait

Voici un extrait rédigé pour une entreprise fictive, l’Atelier Lumen, SARL qui vend des luminaires en ligne. Il illustre le niveau de précision attendu pour un traitement.

Newsletter

Responsable du traitement : Atelier Lumen SARL, 12 rue des Artisans, 69000 Lyon, contact : vieprivee@exemple.fr.

Finalité : vous envoyer, environ deux fois par mois, nos nouveautés et nos offres par courriel.

Base légale : votre consentement, recueilli par la case que vous avez cochée lors de l’inscription. Vous pouvez le retirer à tout moment grâce au lien de désabonnement présent dans chaque courriel, sans que cela remette en cause les envois déjà effectués.

Données traitées : adresse électronique (obligatoire pour recevoir la lettre), prénom (facultatif).

Destinataires : notre équipe marketing et notre prestataire d’envoi de courriels, qui héberge les données dans l’Union européenne.

Durée de conservation : jusqu’à votre désabonnement, ou trois ans après votre dernier clic dans l’une de nos lettres.

Vos droits : vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement, de limitation, de portabilité et d’opposition, ainsi que du droit de définir des directives sur le sort de vos données après votre décès. Écrivez à vieprivee@exemple.fr. Si vous estimez que vos droits ne sont pas respectés, vous pouvez adresser une réclamation à la CNIL.

La page complète reprend ce format pour chaque traitement : contact, commandes, compte client, mesure d’audience. Le générateur de politique de confidentialité produit ce type de blocs à partir de vos réponses.

Liste de contrôle avant publication

  • L’identité et les coordonnées du responsable du traitement figurent en haut de la page.
  • Les coordonnées du DPO sont indiquées, si vous en avez désigné un.
  • Chaque traitement a sa finalité, sa base légale et sa durée de conservation chiffrée.
  • Les sous-traitants ou catégories de destinataires sont listés.
  • Les transferts hors de l’Union européenne sont signalés, avec leur garantie.
  • Les droits sont énumérés, avec une adresse pour les exercer et le délai de réponse d’un mois.
  • Le droit d’opposition est présenté séparément, notamment pour la prospection.
  • Le retrait du consentement, la réclamation auprès de la CNIL et les directives post mortem sont mentionnés.
  • Le caractère obligatoire ou facultatif des champs est indiqué, sur la page et dans les formulaires.
  • Un lien figure en pied de page, et une mention courte sous chaque formulaire.
  • Les cookies sont décrits sur la page ou dans une politique de cookies dédiée, reliée depuis la bannière.
  • La date de dernière mise à jour est indiquée.

Et pour les cookies : Cookilio

La politique de confidentialité décrit les traitements ; la bannière, elle, doit bloquer les traceurs tant que le visiteur n’a pas donné son accord. Cookilio génère automatiquement une bannière de consentement à partir de l’analyse de votre site, bloque les scripts avant accord et délivre à chaque visiteur un reçu de consentement. Le service est édité par DPLIANCE en partenariat avec un cabinet spécialisé en droit du numérique et en RGPD, et démarre à 19 € HT par mois (voir les tarifs).

Sources

Consultées le 30 septembre 2026.

Questions

Questions fréquentes

La politique de confidentialité est-elle obligatoire pour un site internet ?

Oui, dès que le site collecte des données personnelles, ce qui est presque toujours le cas : formulaire de contact, newsletter, compte client, mesure d'audience. Les articles 12, 13 et 14 du RGPD imposent d'informer les personnes de façon concise, transparente et facilement accessible. Le texte n'impose pas le nom « politique de confidentialité », mais une page dédiée est la manière la plus simple de satisfaire cette obligation.

Peut-on utiliser un modèle gratuit de politique de confidentialité ?

Oui, à condition de l'adapter. Un modèle donne la structure, mais les finalités, les bases légales, les sous-traitants et les durées de conservation doivent correspondre à ce que fait réellement votre site. La CNIL publie elle-même des modèles de mentions d'information, qu'elle présente comme des illustrations à compléter.

Quelle différence entre politique de confidentialité et mentions légales ?

Les mentions légales identifient l'éditeur et l'hébergeur du site, en application de la loi pour la confiance dans l'économie numérique. La politique de confidentialité explique le traitement des données personnelles, en application du RGPD. Les deux sont obligatoires et gagnent à figurer sur deux pages distinctes, reliées depuis le pied de page.

Faut-il une politique de cookies en plus de la politique de confidentialité ?

L'information sur les cookies peut figurer dans la politique de confidentialité ou sur une page à part. Une page dédiée est souvent plus lisible, car la liste des traceurs évolue plus vite que le reste. Dans tous les cas, cette information complète la bannière de consentement, elle ne la remplace pas.

Combien de temps conserver les données d'un prospect ?

Le référentiel de la CNIL sur la gestion des activités commerciales retient trois ans à compter de la collecte ou du dernier contact émanant du prospect, par exemple une demande de documentation ou un clic dans un courriel. La simple ouverture d'un courriel ne compte pas comme un contact. Au terme de ce délai, vous pouvez lui demander s'il souhaite continuer à recevoir vos messages.

Que risque un site sans politique de confidentialité ?

Le manquement à l'obligation d'information relève des droits des personnes, pour lesquels l'article 83 du RGPD prévoit une amende pouvant atteindre 20 millions d'euros ou 4 % du chiffre d'affaires annuel mondial. En pratique, la CNIL peut aussi prononcer une mise en demeure ou un rappel à l'ordre. Une page absente ou incomplète est en outre l'un des premiers points qu'elle vérifie lors d'un contrôle en ligne.

Écrit par

Hichem AMMAR-BOUDJELAL

Président de DPLIANCE

Fondateur de DPLIANCE, qui édite Cookilio. Convaincu que la vie privée est un droit, pas un argument marketing.

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